Benn Kaddu, Benn Yonn

Patriot Act

THE PATRIOT Act. de
BOZA FII

Tome – 1 / Commémor’Action / Tarajal 6 février

Migrer pour vivre, pas pour mourir

NI OUBLIE – NI PARDON / Vérité, justice et réparation

Ce n’était pas un accident, ce n’était pas une tragédie. C’était 145 balles en caoutchouc tirées par la police espagnole (guardia civile) sur des migrants qui étaient dans l’eau. C’était un assassinat politique, le meurtre de 15 compagnons qui désobéissaient du régime racisme.

Avec notre terme “Commemor’Action“, nous faisons une promesse : celle de ne pas oublier ceux qui ont perdu la vie et nous luttons contre les frontières qui les ont tués. Nous offrons un espace de commémoration et nous construirons collectivement quelque chose à partir de notre chagrin. Nous ne sommes pas seul.e.s et nous n’abandonnerons pas. Nous continuerons à lutter pour la liberté de mouvement de toutes et tous dans notre vie quotidienne, nous exigeons la vérité, la justice et la réparation pour les victimes de la migration et leurs familles.Depuis 2020, nous consacrons la journée de 6 février pour la Commemor’Action dans différents endroits du monde.
Nous, sommes des parent.e.s, ami.e.s et connaissances de personnes décédées, portées disparues et/ou victimes de disparitions forcées le long des frontières terrestres ou maritimes, en Afrique, en Amérique, en Asie, en Europe et partout dans le monde. Des personnes qui ont survécu à la tentative de traverser les frontières à la recherche d’un avenir meilleur.
Des citoyen.e.s  solidaires qui assistent et secourent les personnes en mobilité se trouvant dans des situations de détresse. Des pécheurs, des activistes, des militant.e.s, des migrant.e.s, des académicien.e.s,…etc. Nous sommes une grande famille.
La Commemor’Action, c’est avant tout un mémento mais chargée d’actions mêlant messages politiques et performances artistiques, mais surtout, mettant en relation les proches en deuil avec le plus grand nombre de personnes possible pour créer ensemble, des plateformes pour faire connaître leurs histoires et leurs revendications. Les journées de Commémor’Action sont des moments pour se souvenir de ces victimes et construire collectivement des processus de soutien aux familles dans leurs revendications de vérité et justice aux noms de leurs êtres chers.
Les crimes contre l’humanité en mobilité en cours marquent tant de jours de l’année avec peine et colère qu’il est impossible d’en choisir un seul. Mais la date symbolique du 6 Février est en référence au massacre de 2014 à Tarajal ou la Gardia Civil, a tiré des balles en caoutchoucs pour dissuader les migrant.e.s tentant de rejoindre les côtes espagnoles. Cet acte criminel et inhumain qui demeure impunie a causé la mort de 15 personnes sous les yeux du system qui les traquent et plusieurs disparu.e.s, laissant leurs familles et proches dans l’oubli.
Nous nous engageons à ne pas les oublier
Pour nous, la mobilité est un droit, soutenez cette lutte en partageant au maximum l’information en vue de multiplier les actions dans autant de ville que possible. Pour accopagnment, adhésion et organisation d’évènement, n’hésitez pas à nous écrire.
QUE SONT LES COMMÉMOR’ACTIONS ?
Les Commémor’Actions sont des actions qui commémorent les personnes migrants décédés, disparues ou victimes de disparition forcée au cours de leur voyage à travers les frontières du monde.
Nées de la collaboration entre les amis et les familles des personnes disparues, notamment en Méditerranée, et les militants qui recueillent leurs témoignages et reproduisent leurs revendications, la première “Grande Commémor’Action” a été organisée au Maroc (Oujda) en 2020.
Ce sont à la fois des commémorations et des protestations, mêlant messages politiques et performances artistiques, mais surtout, mettant en relation les proches en deuil avec le plus grand nombre de personnes possible, et créant ensemble des plateformes pour faire connaître leurs histoires et leurs revendications. Les Commémor’Actions sont des espaces pour se souvenir de ces victimes et construire collectivement des processus qui peuvent soutenir les familles dans leurs revendications pour avoir vérité et justice concernant le sort des êtres chers

Rester ouverts au monde et créer des liens de solidarité, même sans partir à l’autre bout de la planète !!!

Tome – 2 / Caravane de sensibilisation

Cette caravane a pour but  de promouvoir le droit à l’identité et à la dignité pour toutes les victimes de nos frontières, et le droit de leurs familles à savoir, ainsi de faire passer le message sur les politiques migratoires et les investissements en lien avec les questions de la migration au Sénégal, mais également sur les leçons à retenir et les nouvelles perspectives à développer.

On estime à plus de 50.000 le nombre de personnes mortes et disparues aux frontières de l’Europe depuis 1993. Beaucoup de familles aujourd’hui font face à une situation douloureuse d’avoir perdu leurs enfants sans avoir aucune idée de là où ils sont et sans nouvelles depuis des années.

La caravane de sensibilisation : THE PATRIOT Act. tome.2  de BOZA FII sera sur le terrain et va parcourir les quatre coins du pays. Chaque année elle va se déplacer sans cesse pour toucher le maximum de sénégalais dans les villes ainsi que dans les zones rurales les plus reculées  du pays et dans certains pays de la sous-région. Dans chaque point ciblé, notre équipe   se déplacera avec des animateurs qui visitent quotidiennement les zones les plus impactées dans ce flux migratoire.

L’équipe de BOZA FII, est à la fois expert sur le contexte de transit des migrants sénégalais et autres migrants subsahariens sur la situation de retour volontaire et rapatriés. Nous organiseront des réunions, des ateliers, des projections de films sur la route migratoire, des débats ouverts etc… avec des groupes ciblés de la population et renouent avec les leaders actifs dans les activités sociales de chaque région où nous serons.

  • Cette caravane sera l’occasion d’échanger sur les réalités de vie et auto-organisation des migrants dans leur parcour migratoire et difficultés rencontrées par les amis et familles des disparus aux frontières.
  • Notre caravane a pour vision d’identifier et répondre aux besoins des communautés vers lesquelles les migrants retournent en incluant des dispositions respectives dans les stratégies nationales et locales de développement, la planification des infrastructures, les allocations budgétaires et autres décisions politiques pertinentes ainsi en coopérant avec les acteurs concernés.
  • L’idée est de faire comprendre aux populations que les frontières tuent et comment les migrants vivent dans des situations vulnérables dans les pays de transits. Mais aussi plus important de rappeler à nos gouvernements de faire plus d’efforts tout en mettant en place des programmes pour que les jeunes puissent se déplacer librement et sans danger ainsi plus pratique aussi de stabiliser dans leurs pays d’origines et d’insérer leurs citoyens dans le système une fois retournés de l’immigration.
  • IL est important aussi de faire savoir à nos gouvernants comment les familles des disparus vivent avec ce lourd fardeau, sachant que leurs enfants ont perdu la vie dans des situations difficiles ou ont disparu sans laisser aucune trace. Mais aussi que les familles des disparues sachent qu’ells ont le droit à une recherche pour leurs proches et le droit à savoir.

Aujourd’hui BOZA FII est prêt à amener un espoir pour ces familles désespérées et traumatisées pour la recherche de leurs enfants disparus.

 

 

Tome – 3 / 18 décembre : Journée internationale des migrants

Foire de la migration de Boza Fii

Poser des questions et exiger des réponses

  • Un migrant est quelqu’un qui veut être indépendant et non dépendant.
  • Un migrant est quelqu’un qui est fier de sa situation, tout en se battant pour l’améliorer.
  • Un migrant est quelqu’un qui ne subit pas sa vie mais qui le fait.
  • Un migrant est un soldat qui part pour affronter les réalités de la vie.
  • Un migrant est quelqu’un qui part à la recherche de sa dignité humaine et d’une vie meilleur.
  • Un migrant est en général un soutient et l’espoir de sa famille.

Les droits et libertés individuels

Les droits et libertés socio-économiques

  • _ Réalités de vie et auto-organisation des migrants en retour volontaire ou expulsés dans leur pays d’origine.
  • _ Difficultés rencontrées par les amis et familles des disparus aux frontières:

Et si tout le monde restait chez soi.

Pas d’émigrés ni d’immigrés, la migration devient un sujet censuré dans les textes. Dans ces contextes les ivoiriens vont devoir vivre avec leur cacao, les émirats arabes unis avec leur pétrole, les sénégalais de leur pêche… et que personne ne soit surpris de voir un pot de café coûtant en France 20 euros, un kilogramme de poisson à 30 yuans en Chine… Ainsi chacun devra se contenter juste du peu de ce que la nature l’offre et que beaucoup de choses qui se sont réalisées aujourd’hui ne seront peut-être que de jolies maquettes.

Pourquoi autant d’humains et qu’il n’y a pas d’humanité dans cette vie si courte que nous le comprenons pas vraiment le sens.

L’ingratitude de l’être humain le pousse à combattre sa propre raison de vivre. Aujourd’hui l’humain admet ce qu’on appelle un système, défini par des forts ou faible, des riches ou pauvres, des légaux ou illégaux… pour en citer que ça et par exemple. Et pourquoi blâmer le pauvre s’il a toujours le droit de subir. Là, la raison nous manque.

Le système crée entre les humains la distance, favorise la différence, installe l’ignorance. Pour en comprendre un peu : le cri des peuples noirs ce disant panafricain contre les régimes occidentaux européens s’imposant comme les pays développés, de même pour les asiatiques qui sont indexés comme étant des envahisseurs ainsi que les américains comme les puissants mais qui voient les arabes comme les terroristes. Et tout ça parce des murs s’élèvent de plus en plus entre les peuples.

Voilà que dans ce monde des continents se sont créé, pour ensuite se diviser en pays et ce dernier constituant une nation où l’indifférence ne peut même pas s’installer entre les humains. Quand est-ce nous allons comprendre que Dieu utilise les humains pour régler le problème des humains.

La race humaine devient prisonnier de son propre organisation, se divise sans même parfois le vouloir, les individus se haïssent sans même comprendre le pourquoi.

Et si le monde était le chez soi de tout un chacun, personne ne se sentirait étranger quelque part. Les frontières ne seront juste que imagination.

L’aventure détermine les individus, leurs donne une ouverture d’esprit, leurs apprend à s’adapter par rapport aux milieux où ils se trouvent, leurs enseigne les réalités de la vie et comment les affronter, mais aussi leurs montre toutes les formes de souffrances.

Il est important aussi de faire savoir aux gouvernants comment les familles des disparus vivent avec ce lourd fardeau, sachant que leurs enfants ont perdu la vie dans des situations difficiles ou ont disparu sans laisser aucune trace.

Beaucoup de familles aujourd’hui font face à une situation douloureuse d’avoir perdu de leurs enfants sans avoir aucune idée de là où ils sont et sans nouvelles depuis des années.

En réalité n’y a pas seulement des morts mais aussi des disparus.

 

 

 

Tome – 8 / Péncóo : Forum des peuples (paroles aux victimes)

Thèmes : migration et développement

Réunissant de nombreux militants et acteurs de développements venant un peu partout de beaucoup de pays du monde. Le Forum des peuples est un cadre d’échanges réaliste et productive, pour construire une espace humaniste des humains sur terre. L’occasion de porter une réflexion sur les priorités et l’évolution de nos sociétés, de soutenir des projets d’avenir, de lutter contre les contacts bilatéraux qui appauvri nos pays du sud et favorisant les départs massifs de la migration, de voir comment contribuer à l’exploitation des potentielles ressources de nos pays, de chercher des solutions  contre la crise capitaliste et en faveur de la justice sociale et environnementale et en fin de partager des enseignements sur la nature et bâtir des ponts entre nos sociétés modernes et les sociétés traditionnelles.

Aujourd’hui nous aimerons bien nous voir s’établir dans nos propres pays et être en temps réel avec notre famille. Cela ne dépend pas aussi des longs discours que nous avons eu l’habitude d’entendre depuis tant d’années. Plus qu’on grandit plus qu’on voit que la vie dans notre pays devient dure et parfois même impossible.

Tome – 4 / Convergences transnationales des luttes frontalières        

De par la convergence nous voulons créer des espaces d’échange entre les pratiques et les visions de la liberté de mouvement et de l’égalité des droits. Nous voulons organiser des ateliers ciblés ainsi que des débats transversaux. Nous voulons réfléchir à la manière dont nous pouvons être plus efficaces dans nos initiatives, et aux nouvelles initiatives à mettre en place. Nous voulons réunir des acteurs de différents réseaux pour participer à des ateliers et des discussions autour de six pôles :

  1. Activisme en mer : Des militants de diverses organisations de sauvetage ont créé le site https://civilmrcc.eu en réponse aux violations croissantes des droits de l’homme commises par les garde-côtes de l’UE et Frontex en Méditerranée centrale et à leur collaboration avec les milices libyennes pour repousser les réfugiés et les migrants qui tentent de s’échapper par la mer. L’accent sera mis sur les chances et les défis de cette nouvelle plateforme, mais nous échangerons également nos expériences et nos pratiques concernant les situations en mer Égée et en Méditerranée occidentale, y compris la question principale des contacts et de la communication avec les communautés de migrants en transit.
  2. Luttes aux frontières : Des thèmes guideront ce groupe : la lutte contre les refoulements et contre l’externalisation et les points chauds. D’une part, au cours des dernières années, nous avons assisté à une normalisation des refoulements systématiques et de la violence sévère dans de nombreuses régions : en mer Égée et le long de la route des Balkans, mais aussi les interceptions et les refoulements vers la Libye, ainsi que les expulsions massives croissantes de l’Algérie vers le Niger et les refoulements violents à Ceuta et Melilla ou le régime d’expulsion mis en place sur les îles Canaries. En rapport avec ce développement, nous voulons partager les expériences et les meilleures pratiques. Mais nous voulons aussi soulever la question de savoir comment agir contre cette situation.

Quelles sont les stratégies efficaces et nécessaires pour augmenter notre influence contre le régime de repli. Nous voulons discuter si et comment nous pouvons aller au-delà de la documentation/scandalisassions. D’autre part, l’externalisation des frontières de l’UE vers des pays non membres de l’UE a augmenté de façon spectaculaire au cours des dernières années. Cela a des implications importantes pour la lutte contre les frontières. Grâce à l’approche des hotspots, des personnes sont bloquées sur des îles de la mer Égée, en Bosnie ou sur les îles Canaries, où l’UE tente d’augmenter les capacités d’expulsion.

D’autre part, les frontières augmentent le long des routes migratoires, notamment dans les Balkans et dans la région du Sahara. Qu’est-ce que cela signifie pour les luttes aux frontières si de plus en plus de personnes sont bloquées dans des camps au Niger ou en Bosnie ? Comment faire face à cette évolution ? Faut-il plus de pression sur les centres de pouvoir, ou plus de présence dans les régions concernées ?

  1. Villes solidaires : Fin juin 2021, le consortium https://fromseatocity.eu a organisé une conférence remarquable à Palerme, au cours de laquelle 33 maires de différents pays ont signé une déclaration commune en faveur d’une politique de migration et de réfugiés accueillante et fondée sur les droits de l’homme. Une “Alliance internationale pour des ports sûrs” a été fondée et, dans diverses sessions en ligne, des militants des droits de l’homme et des organisations de terrain ont présenté et discuté de projets et de campagnes pour le droit de circuler et pour des corridors de solidarité. Nous voulons faire référence aux conclusions de cette conférence, mais aussi à ses ambivalences dans la collaboration avec les acteurs institutionnels pour obtenir de vrais changements et des améliorations concrètes dans nos villes.
  2. Documentation et litiges : Au cours des dix dernières années, la Méditerranée est devenue de plus en plus un espace politique transnational et un champ de bataille, dans lequel les luttes juridiques se sont multipliées. Les activités de contre-cartographie et de contre surveillance menées par les acteurs de la société civile ont joué un rôle important en faisant la lumière sur la violence aux frontières et les violations légales des droits des migrants. Dans ce module, nous réfléchissons différents outils de documentation et de litige existants et à la manière dont ils pourraient être transformés pour être encore plus efficaces et soutenir les demande de justice des personnes en mouvement. Ces outils comprennent des voies juridiques formelles telles que les litiges stratégiques, la mise en scène de tribunaux populaires, le travail et les reportages critiques des médias, ainsi que le soutien aux processus de commémoration et d’identification. Si nous considérons la loi comme un outil crucial pour contester la violence aux frontières et permettre la liberté de mouvement, nous souhaitons également réfléchir à ses limites et à ses ambivalences, ainsi qu’à la manière dont elle est utilisée et détournée par les Etats pour criminaliser les migrants et ceux qui agissent en solidarité avec eux.
  3. Identification et action de commémoration : Ces dernières années, dans de plus en plus d’endroits, la commémoration des personnes tuées par ce régime frontalier meurtrier s’est transformée en actions collectives. En février 2020, une impressionnante action de commémoration a eu lieu à Oujda/Maroc, au cours de laquelle des membres de différentes communautés se sont réunis avec des familles de disparus et de noyés. Les familles de disparus ont commencé à se connaître et créé une plateforme pour leurs voix. Nous voulons poursuivre la discussion sur la façon de créer un autre moment de rassemblement pour une Action de Commémoration collective en 2022 – et aussi pour les processus d’identification des noyés et les litiges lorsqu’il s’agit de cas de disparition (que nous commençons à appeler disparition forcée). Nous discuterons collectivement, même si nous ne pourrons pas être en un seul endroit : une partie importante de ce cluster pourrait avoir lieu à Dakar, tandis que d’autres auront des débats parallèles à Palerme.
  4. Luttes transversales : Nous voulons ouvrir notre réflexion vers des questions et des problèmes qui traversent tous les clusters et explorer comment l’activisme contre la mort des migrants en mer peut être mieux connecté aux luttes avant et après la frontière maritime. Nous ne voyons pas ce cluster comme isolé, mais comme une invitation à travers la convergence à réfléchir sur nos luttes et notre mouvement. Nous considérons ce groupe comme une proposition de lentilles à travers lesquelles nous pouvons examiner nos propres luttes. Nous voulons inviter des acteurs d’autres luttes spécifiques (justice climatique, anticoloniale, justice raciale, luttes syndicales) et apprendre d’eux pour entamer une discussion, pour apprendre et construire des ponts. En bref, nous voulons réfléchir à la manière dont l’activisme à la frontière maritime peut devenir un nœud dans un champ plus large de luttes pour la justice mondiale.

Tome – 6 / Noël « Solid’Action » de Boza Fii 

La solidarité :

  • C’est s’entraider pour avancer
  • C’est aider les autres personnes volontairement
  • C’est faire plaisir sans rien demander en échange
  • C’est aider les autres pour faire plaisir et se faire plaisir et de cette façon, faire le bien

Être solidaire, ça demande souvent du courage, du temps, parfois de l’argent, et ça peut aussi bousculer nos habitudes. Pourtant, la solidarité, c’est important car, se soutenir les uns les autres, c’est l’un des meilleurs moyens de créer un monde plus juste.

Cette initiative Noël « Solid’Action » de Boza Fii  a pour objectif de prêter main-forte aux enfants démunies et pauvres qui sont fragilisées par les drames de la migration. Elle participe également à l’insertion scolaire, sociale et économique de ces derniers.

Si le regard sur la culture enfantine s’est seulement développé depuis peu, les enfants en situation de détresse ne font pas vraiment partie de ces perspectives. Leur statut d’enfant orphelin parfois les empêchait même davantage d’être reconnus comme des enfants à part entière, ou comme capables de participer à la construction d’une culture enfantine.

 Boza Fii va commencer à impliquer ces enfants en situation d’orphelin des drames de la migration dans des projets de recherche comme participants, en leur accordant ainsi un statut d’acteur. Nous essayerons de mette tout en œuvre pour que chaque enfant orphelin par cette route migratoire puisse avoir accès aux soins et à l’éducation pour grandir et s’épanouir, grâce à vous et avec vous. En partant d’une  mission humanitaire permettant d’apporter une aide concrète pour ces enfants.

Cette frange de la population a été identifiée comme une cible spécifique à laquelle une attention particulière doit être accordée dans les politiques et stratégies de développement du pays, notamment en matière de lutte contre la déscolarisation. Une approche qui vise à mieux respecter les droits fondamentaux des enfants, c’est-à-dire le droit à l’alimentation, à l’éducation, à la santé, au développement, au repos et au loisir de même que le droit à être protégé contre l’exploitation sexuelle et économique.

Dans cette perspective, l’initiative Noël « Solid’Action » mis en œuvre par le Boza Fii contribue à l’amélioration continue des conditions de vie des orphelins et autres enfants en situations vulnérables. Elle va permettre notamment de :

  • Sensibiliser les populations des zones d’intervention aux droits des enfants en général et particulièrement à ceux des orphelins et enfants vulnérables;
  • Accroître l’engagement de ces communautés envers la protection et la prise en charge des orphelins et enfants vulnérables ;
  • Couvrir les besoins en soutien psychosocial de ces enfants ;
  • Distribuer des vivres à ces enfants en proie à un déficit céréalier chronique ;
  • Distribuer des kits scolaires et payer des cotisations de parents d’élèves pour leur permettre d’aller à l’école ;
  • Placer ces orphelins et enfants vulnérables dans des ateliers de formation professionnelle, afin d’améliorer leur employabilité et d’ouvrir la voie de leur autonomisation ;
  • Initier des activités génératrices de revenus au profit de ces mères/tutrices ;
  • Établir les actes de naissance de ces orphelins et enfants vulnérables.

Tome – 7 / Ñunn lë (Potentiels migrants)

On aimerait bien nous voir s’établir dans notre propre pays et être en temps réel avec notre famille. Cela ne dépend pas aussi des longs discours que nous avons eu l’habitude d’entendre depuis notre enfance.  Plus qu’on grandit plus qu’on voit que la vie dans notre pays devient dure et parfois même impossible. Même avec cette fameuse phrase : “tout ce que Dieu est bon” qui donne à certaines personnes le courage de rester dans le pays n’empêche que la plus part n’ont plus cette patience.


Il y a dix ans qu’ils avaient dix ans, cela fait dix ans que l’on nous disait, nous vivrons mieux que nos parents. Mais nous avons constatés que cette lumière est éteinte. A trente ans déjà, très soucieux de leurs perspectives professionnelles certaines personnes songent à une vie aventurière. Tout comme jeunes ambitieux, beaucoup ne vont pas échapper à l’exploitation des systèmes capitalistes dans nos pays. Où trouver un premier emploi est vraiment tout un parcours du combattant, néanmoins on demande une expérience de trois à cinq ans pour les recrutements et tout cela aussi pour justifier l’endurance d’un boulot sans plan de carrière. Sans ne pas manquer à dire les salaires misérables, des entreprises sans sociales, des horaires saturants et dans un pays où le cout de la vie moyenne est excessivement trop élevé. Que nous ont garanti nos diplômes? Si nous devons continuer à demander de gauche à droite pour survivre même si on travaille. Nous pensons que les gens ne travaillent pas pour juste avoir de quoi manger mais pour sécuriser la vie de leurs progénitures, pour arranger la vie sociale de leur famille et faire des perspectives de développements pour un avenir certain. Le Sénégal est l’un des pays les plus riches en matières premières dans monde, mais qui fait partie parmi les pays les plus pauvres du globe. Comment pouvons-nous donner une explication à cela ? Des dirigeants qui sont indignes, une population qui nage dans l’ignorance, des multinationales qui exploitent ses employés, des banques qui dictent leurs lois ainsi une jeunesse désorientée et beaucoup d’autres facteurs qui sont inexpliqués dans cette mauvaise gestion.

Les potentiels migrants essaient d’avoir une vie meilleure mais malheureusement leur pays n’arrive souvent pas à leurs offrir les possibilités.

Ainsi dans un autre contexte, nombreux permis les eux, sont des personnes qui n’ont pas étudié ou pas suivie une formation mais parfois aussi mal informés.

Mais aussi des familles qui ne manquent pas de mettre la pression sur les jeunes.

Beaucoup de jeunes pensent gagner leur vie et pour retrouver leur dignité, à travers le phénomène de la migration. Cependant, la plupart d’entre eux croient et sont parfois convaincu que, l’Europe est la meilleure solution pour avoir une vie sécurisée.

Et pourtant ces personnes sont des êtres réels, naturels et fiers de notre situation tout en se battant pour l’améliorer. Partout dans le monde les gens se battent pour être indépendant par rapport à leurs besoins quotidiens. Étant donné qu’aujourd’hui nous vivons la mondialisation où un Dakarois gagne sa vie à Paris, un Libanais gagne sa vie en Côte d’ivoire et un Américain gagne sa vie en Chine. La migration ne devrait présenter aucun problème partout dans le monde.

Les politiques migratoires sont devenus sources d’éventuels conflits entre les états. Cette liberté de circulation de tout un chacun ne doit pas être tout simplement prescrite sur des documents mais du moins une réalité dans les cœurs. Aujourd’hui nous pensons qu’il est temps de pensée positivement.

Vu la situation, nous pensons ………………

  1. leur donner la bonne information / lycées / écoles / darra (Talibé) / Scool-tour
  2. mettre en place des activités leur permettant de se développer (projets fonctionnels)
  3. Pression familiale / Exploitation capitalisme

 

Tome – 9 / 72h. Push  back  FRONTEX

Vous surveillez les frontières, nous vous surveillons!

Cette campagne a pour but de faire comprendre aux populations que l’agence européenne de soit-disant garde-côtes – Frontex – se déploie au Sénégal et de dénoncer comment l’UE collabore avec nos régimes complices tuant les migrants dans la Méditerranée et dans les pays de transits. 

Déploiement de Frontex au Sénégal

Au cours des deux dernières années, Frontex est devenue l’agence la plus puissante et la mieux financée de l’UE. En raison d’une énorme augmentation de budget, Frontex a constitué une flotte d’avions et de drones pour contrôler et surveiller la Méditerranée centrale sans avoir à fournir une assistance directe en cas d’urgence en  mer.

Nous avons dénoncé et documenté à plusieurs reprises comment les avions de Frontex collaborent avec les soi-disant garde-côtes libyens pour intercepter des bateaux en détresse et faire ramener illégalement des personnes en Libye.

Au moins plus de 20 000 personnes sont mortes en Méditerranée depuis 2015. Et plus de 15 000 d’entre eux ont été tués sur la route traversant la Méditerranée centrale, où opèrent les soi-disant garde-côtes libyens et où l’UE préfère regarder les gens se noyer.

Frontex affirme que d’ici la fin de cette année, ils seront en mesure de surveiller pleinement la Méditerranée centrale 24 heures sur 24 à l’aide d’images satellite et d’opérations de drones.

Aujourd’hui, au Sénégal, notre gouvernement vient d’autoriser l’ouverture de négociations sur un accord de statut entre l’Union européenne et la République du Sénégal relatif aux activités opérationnelles menées par l’Agence européenne de garde-frontières (Frontex) et de garde-côtes de la République du Sénégal. Plus malheureux encore est le fait que le déploiement de Frontex se fera avec l’application de leur propre loi et non les lois Sénégalaises. 

L’installation de Frontex dans nos côtes ne fera juste qu’augmenter les morts forcées dans les zones SAR de l’atlantique et la criminalisation de ceux-celles qui essayent de partir.

Pour cela Boza Fii (Benn kàddu – Benn yoon), organisera chaque année au Sénégal l’évènement 72h. PUSH  BACK  FRONTEX jusqu’à la dissolution définitive de l’agence européenne de garde-frontières (Frontex).

Entre septembre et octobre 2022 on a donc organisé une manifestation à Dakar, une commémoration pour les disparu-e-s et un concert  rap “Musique et révolution”. 

 

Tome – 10 / Un nouveau départ (on ne subit pas la vie on la fait).

BOZA FII est née au Sénégal en septembre 2020. L’association est pilotée par un groupe de migrants en retour volontaire et de militants des droits humains.

BOZA FII propose aussi de réussir ici. L’association est porteuse d’initiatives de développement pour les migrants en retour volontaire et les potentiels migrants, nous nous organisons pour une amélioration continue des conditions de vie des jeunes dans leur pays d’origines.

En tant que pays d’origine, le Sénégal connait de nombreux retours de migrants, depuis les pays occidentaux mais aussi des pays de la sous-région. Par manque d’information et d’accompagnement, ces personnes peinent à accéder à leurs droits pour les aides aux à la réinsertion. Par conséquent nous essayons de mettre en œuvre des projets fonctionnels pour que nous puissions puissent nous établir dans notre pays d’origine.

Notre programme essaye mettre à la disposition des demandeurs plusieurs mécanismes de réintégration individualisés ou collectifs incluant un appui aux capacités entrepreneuriales par le biais de formation en auto emploi ou en gestion des entreprises ainsi qu’une assistance technique et un suivi pour la réalisation de projets, de micro entreprises associés, en considérant la vulnérabilité comme critère prioritaire de sélection. 

Il est fondamental, pour garantir la durabilité des réinsertions, de fournir des possibilités de faire des projets pour gagner sa vie. Cependant, la durabilité des réinsertions ne peut être garantie en définitive, qu’à la faveur d’un développement socioéconomique concomitant.

Pour des perspectives de développements Boza Fii va débuter ses premiers activités dans l’agriculture et l’élevage dont nous avons déjà octroyés l’espace utilisable.

Cependant n’est-il pas temps d’essayer de trouver des solutions à ce fléau, en mettant en place des programmes pour que les jeunes puissent se stabiliser dans leurs pays d’origines.

Parmi les projets de développement BOZA FII s’engage à bien travailler dans le domaine de réinsertion pour intégrer les migrants afin de leurs donner un nouvel espoir un nouveau départ dans leurs propres pays. Beaucoup de gens fuient le pays juste parce que le taux de chômage est trop élevé et ils ont du mal à trouver un travail qui leurs permet de subvenir à leur besoin sachant que beaucoup d’entre eux ont des familles à nourrir.
Nous comptons nous lancer dans le secteur de l’agriculture industrielle BIO pour pouvoir participer à l’autosuffisance alimentaire et générer de l’emploi de qualité aux migrants de retour et aussi aux migrants potentiels en leurs donnant une formation et un accompagnement afin que ces derniers puissent avoir une stabilité financière et de la motivation pour un développement durable.
Nous envisageons aussi développer le secteur de l’élevage moderne de volailles (dinde et poulet) Le projet permet également aux migrants de passer du stade de main d’œuvre non qualifiée à celui de qualifiée et faire d’eux des entrepreneurs grâce à des programmes de renforcement de capacités.
Nous avons aussi pensé à mettre en place des secteurs de transformation du noix de cajou et des mangues au sud du pays avant de les exporter toujours œuvrer pour créer de l’emploi …

 

Breaking News

Flux D'actus

Compte rendu de la Caravane pour les disparu-e-s de Boza Fii

Nous ne pouvons plus nous limiter à compter nos morts, nous voulons en parler Du 17 au 27 octobre 2023, l’équipe de Boza Fii s’est rappelé de ceux et celles...

Rapport des départs du Sénégal / juin – octobre 2023

A QUI ÇA PROFITE ??? Dans cette impasse : soit

Rapport 72h Push Back Frontex à Dakar/ août 2023

Vous surveillez les frontières, nous vous surveillons 72h Push Back