Benn Kaddu, Benn Yonn

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Sensibiliser via ces évènements, tout en collectant avec les donateurs, des fonds destinés à assister et soutenir les migrants.

72h Push Back Frontex 2023

https://bozafii.org/index.php/2023/09/04/rapport-72h-push-back-frontex-a-dakar-aout-2023/

72h Push Back Frontex est une initiative de Boza fii Benn-Kaddu Benn-Yoon.

Boza fii était à sa deuxième édition de ses 72h Push Back Frontex. Un évènement qui s’était déroulé du 10 au 12 aout dans la commune de Dalifort Foirail (Dakar) sous le thème de : Laisser les personnes mourir ou les tuer ne doit pas être un moyen de dissuasion.

Au cours de ces 72h, un programme bien défini a été mis en place par l’association Boza fii, dans le cadre de sa lutte contre Frontex. Ce programme a débuté le jeudi 10 août par une conférence de presse à laquelle la presse nationale et internationale ainsi que beaucoup d’organisations œuvrant pour le respect des droits humains ont été conviés.

Dans l’après-midi du même jour, nous a créé une espace de Commémor’Action qui s’est tenue par une séance de prières à la mémoire de toutes les victimes des frontières. C’était aussi une manière de les rendre hommage, car avec notre terme « Commemor’Action« , nous faisons une promesse : celle de ne pas oublier ceux qui ont perdu la vie et nous luttons contre les frontières qui les ont tués. Nous offrons un espace de commémoration et nous construirons collectivement quelque chose à partir de notre chagrin et que nous tenons à dire que les oublier c’est de les tuer pour une deuxième fois.

Ainsi pendant la nuit, se termine la première journée par une projection de vidéos sur les réalités des routes migratoires toujours dans le but de faire connaitre Frontex et sensibiliser la population sur les dangers de cette soi-disant agence de garde cote.

Le vendredi 11 aout, deuxième jour de l’évènement, le matin Boza fii avec ses membres actifs ont procédé à une Foire à la migration sous les thèmes Poser des questions et exiger des réponses. Notre Foire à la migration est un cadre d’échanges réaliste et productive qui s’est déroulé en des ateliers de discussion sur 4 tables.

Table 1 : Déportation et retours forcés.

Table 2 : Politique de visas (arnaques, restriction et durcissement des procédures)

Table 3 : Externalisation des frontières (déploiement de Frontex en Afrique de l’Ouest, particulièrement au Sénégal)

Table 4 : Mauvaise politique de réinsertion (GIZ, OIM, BAOS)

Comme mentionné dans le programme du Samedi 12 aout, troisième et dernier jour d’activité, une randonnée pédestre sous le thème de : Oui à la liberté de circulation s’est effectuée sur les ruelles de la commune de Dalifort Foirail. Nous avons marchés dans les quartiers aves des micros baladeurs et des hauts parleurs pour expliquer à la population que la mobilité est un droit pour tout le monde. Mais aussi de les faire comprendre : qui est Frontex ? Comment l’agence fait-elle son travail ? Quelles sont les conséquences de sa présence au Sénégal ?

Comme convenu le concert  prévu avec le groupe FUK N KUK pour clôturer a finalement été reporté jusqu’au 28 octobre prochain pour des raisons liées aux  fortes pluies.

 

18 décembre 2023 : Journée internationale des migrants

COMPTE DE L’ATELIER GPN (global partenership network) DE BOZA-FII ET ENDA GRAF SAHEL

Réintégration des migrants de retour (concept critique de Boza Fii)
L’association Boza-fii en collaboration avec Enda Graf Sahel, a tenu un atelier GPN (GLOBAL PARTNERSHIP NETWORK) le 18 Décembre à la mairie de Keur Massar Nord. Sous le thème de : Réinsertion des migrants de retour, cet évènement était également une occasion pour Boza-fii de célébrer la journée internationale de la migration.
La journée a également vu la présence de plusieurs organisations dont DIADEM (diaspora, développement éducation et migration) ASMI (association sénégalaise de lutte contre la migration irrégulière), l’association Village du migrant, le mouvement Vision citoyenne et le CNDS (conseil national du dialogue social).
L’objectif de cet atelier était de rassembler des experts, des intervenants ainsi que des organisations engagées dans le domaine de la migration et de discuter des meilleures pratiques, des défis actuels et des opportunités futures pour ainsi améliorer les programmes de réinsertion des migrants de retour.
A travers le thème choisi, plusieurs sujets ont été au rendez-vous. Des présentations, des discussions et des sessions interactives au tour d’une table ont été un moyen de partage d’idées et d’expériences enrichissantes.
Pour démarrer le programme Alassane Sow modérateur de l’événement annonce le mot de bien venu et introduit Sima Sonko directeur de cabinet du maire de la commune de Keur Massar Nord. Ce dernier encourage cette initiative de Boza-fii avant de donner ses félicitations sur l’importance de cet événement.
Puis Omar Diop porte-parole de Boza Fii continue avec la présentation de l’association Boza-fii et sur ses perspectives. Il affirme la position de l’association de promouvoir la liberté de circulation et ses actions sur les plaidoyers des droits individuels et socio-économiques ainsi que sur l’amélioration continue des conditions de vie des migrants.
Toujours sur la table des panelistes Mamadou Kobar, coordonnateur du projet GPN continue en présentant l’organisation Enda Graf Sahel et aussi le programme du GPN. Il s’appuie sur les grandes lignes sans oublier la cartographie d’Enda Tiers Monde dont fait partie Enda Graf Sahel. Mr Kobar explique ensuite les potentiels et l’importance du programme GPN sur les coopérations de développement et ses similitudes avec Boza-fii concernant l’amélioration continue et le combat pour un monde meilleur.
Selon Kobar, le GPN travaille en étroite collaboration avec Enda Graf Sahel ici au Sénégal à travers :
*Le réseau de partenariat mondial
*Partenariat dans la coopération au développement
*Partenariat dans l’économie mondiale
*Partenariat dans la production de connaissances.
Selon Amadou Diallo secrétaire général d’ASMI l’assistance psychosociale est primordiale dans le processus de réintégration. Il ne s’agit pas seulement de donner de l’argent au migrant dit-il, pour lui ce dernier a plus besoin d’assistance pour faciliter son intégration et l’aider à surmonter sa mésaventure.
Toujours dans ses propos Monsieur Diallo qui avait déroulé pendant 4 ans des programmes de retour d’OIM avec “migrants comme messenger” explique sa position par rapport aux retours soi-disant volontaires de certaines organisations mais aussi du suivi psychosocial qui est souvent négligé. Il insiste aussi sur l’accueil de la communauté qui définit la réussite comme le fait d’avoir beaucoup d’argent.
Par ailleurs, Saliou Diouf, président et fondateur de Boza Fii lors a tenu à présenter le concept de l’événement par une petite introduction sur le rôle et l’engagement de Boza Fii en ce jour de 18 décembre. Selon Saliou, le Sénégal accueille de nombreux migrants de retour depuis les pays Européens et la sous-région. La plupart de ces migrants ont besoin d’accompagnement mais n’ont pas accès à la bonne information. Ils ignorent leurs droits et peinent à bénéficier des aides aux retours volontaires.
Saliou de préciser que l’union européenne finance beaucoup d’argent dans les cas de retours et de la réinsertion des migrants.
Par conséquent, une fois que nos états empochent ces fonds, ils les utilisent pour d’autres fins. Selon Saliou Diouf, les programmes de réinsertion se font sans l’avis des principaux concernés c’est à dire les migrants de retour.
Dans son intervention Monsieur Diouf explique un peu l’aperçu du contexte de Boza-fii par rapport aux programmes de retour et de réintégration. Saliou point du doigt le non-respect des droits industriels et la liberté de circulation. « Ces programmes de retour sont des moyens de restriction de la mobilité et d’essayer de bloquer les personnes dans leur pays d’origine » affirme-t-il. Mr Diouf insiste sur le fait que du début à la fin, ces programmes en grande partie ne réussissent pas car les résultats montrent clairement le contraire. D’après son expérience la plus part des migrants qui passent par ces programmes finissent souvent par retourner dans les frontières pour essayer de traverser à nouveau.
Le tour de table continue avec Benoît Diouf coordinateur du programme “Tekki sa gokh” de Enda Graf Sahel en coopération avec la GIZ au Sénégal. Il s’accentue sur le déroulement, les objectifs et les résultats positifs de ce programme. Il affirme ainsi l’intérêt et l’apport pour les bénéficiaires du programme avec des résultats largement supérieurs aux attentes.
TÉMOIGNAGES DE QUELQUES MIGRANTS DE RETOUR :
-Ibrahima Konaté migrant de retour amène des éclaircissements sur le fait que les retours soi-disant volontaires de l’OIM sont des retours forcés, comme il l’a si bien décrit dans son témoignage. Il dénonce la manière dont les migrants sont mal traités et marginalisés au niveau des frontières. Ainsi il retrace son calvaire et sa souffrance durant tout son processus de refoulement de l’Algérie vers le désert du Niger; de sa galère dans le camp d’OIM à Agades jusqu’à son retour au Sénégal.
-Cheikh Ngom pour son histoire, il explique qu’il a quitté le Sénégal à bas âge pour rejoindre ses parents en Italie. Apres 10 ans il part en Allemagne où il fût déporté apres 10 ans apres. Il explique qu’à son retour dans un vol commercial il a été accueilli par l’association Boza-fii qui lui offre les premieres priorités pour un nouveau départ. Aujourd’hui il est dans son processus de phase de réintégration avec la GIZ. Il affirme à la fin de son discours qu’il n’a plus envie de retourner en Europe.
-Pape Ahmed Ndiaye et Habib Ly deux migrants ayant subi le meme sort. Tous les deux ont été expulsés de l’Allemagne. Ces derniers indexent la complicité du gouvernement sénégalais sur le racisme structurel de l’état fédéral.
INTERVENTIONS DE QUELQUES PARTICIPANTS :
Pape Samba Maïga un participant qui travaille à l’aéroport international Blaise Diagne avoue son indignation et dénonce le comportement des autorités sénégalaises par rapport à l’accueil et à la manière dont la dignité des personnes déportées sont bafouées.
Il appelle ainsi les acteurs de la société civile à être plus vigilante et de s’engager d’avantages sur les combats pour la libre circulation des personnes et des biens.
Samba Ba point focal de DIADEM à Mbour insiste sur l’importance de l’éducation. Selon lui il est important que le sénégalais apprenne à aimer son pays et ses richesses. L’éducation est pour Monsieur Ba le meilleur moyen pour sensibiliser la population. « Appeler les acteurs de la société civile à réfléchir ensemble sur les programmes d’éducation, à sensibiliser le législateur » est la bonne méthode dit-t-il.
Dieynaba Sagna, comptable du projet GPN dans son intervention s’accentue sur la conjoncture dans le pays qui pousse la jeunesse à quitter. Elle parle aussi du manque d’implication des migrants sur l’élaboration des programmes de retour et de réintégration. Ce qui entraine parfois des non prise en compte de certaines priorités indispensables pour les migrants une fois retournés. Elle appelle à un dialogue entre les acteurs de la partie civile et les autorités compétentes.
Madia Diop Sané coordonnateur national Vision citoyenne pointe du doigt nos gouvernants et dénonce leur mauvaise politique migratoire. Les refus arbitraires des demandes de visas, pour lui la réciprocité sur les procédures de visa peut freiner le phénomène de l’émigration
irrégulière et les nombreuses morts en mer. Il a également souligné les accords de pêches qui poussent en grande partie les jeunes et surtout les pêcheurs à partir par la voie maritime. Selon lui, nos dirigeants s’enrichissent grâce à l’argent du contribuable, mais la population doit prendre ses responsabilités face à ce fléau afin d’apporter une lueur d’espoir à sa jeunesse.
Conclusion :
L’événement s’est déroulé de manière intéressante et productive avec des échanges fructueux et enrichissants entre participants et intervenants. Ensemble, nous avons fait circuler une fiche pour évaluer le contenu de la discussion. L’idée générale de cette journée a été majoritairement axée sur le fait que les programmes de réintégration des migrants de retour ne sont pas souvent adéquats par rapport aux attentes des bénéficiaires. En effet ces programmes sont souvent dit volontaires mais dans un autre contexte les principaux concernés les voient comme des retours forcés. En fin des recommandations ont été données comme : Faire des ateliers de confrontation ou de concertation entre les acteurs, les bénéficiaires et ceux qui pilotent les programmes.

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